Les Ombres de Sagittarius - The Galaxian

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Galaxian, l'Univers de Michel Ettewiller, auteur de Science-Fiction
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LES OMBRES DE
SAGITTARIUS

Livre Second



© Michel Ettewiller, 2020


Cette suite du Jeu des Lunes
paraîtra au printemps 2021 chez BOD
Collection : Data Song - Langue : français
Format : 13,50 X 21,50 - ??? pages
ISBN : ???





QUELQUES EXTRAITS


Chapitre 12 :
Geisha suçant des bonbons

Dans le temple bouddhique qui se dressait de l’autre côté du petit carrefour, une cloche sonna. Devant son torii, le portique séparant le monde spirituel du monde physique, s’alluma un écran holo où se jouait une scène qu’Ana Lucia Perfecta reconnut immédiatement. Elle montrait, sur fond de mégapole nocturne, une Geisha suçant des bonbons — c’était d’ailleurs sous ce titre que les Infosphères des Mondes sapientiaux avaient référencé cette scène, l’une des plus célèbres du cinéma primien de science-fiction.
— Iri Hi Katamuku ! psalmodia la geisha.
— Le soleil se couche, traduisit Ana Lucia dans un sourire. Mais votre geisha est en retard, car le soleil de Terra Prime se couchait bien avant — elle consulta son multifunc — bien avant minuit…


Chapitre 24 :
Où le Consensus révèle ses desseins

Une serveuse s’approcha. L’une des pseudo-personas de la Maison Pachinko, le casino de la rue Jan-Jan. Une gynoïde de plastichair commandée par une IA externe. Ses formes hypertrophiées moulées dans une fausse dermo dorée arborant sur le sein gauche la carte d’un joker, elle évoluait avec une sorte d’élégance mécanique, une grâce de robote d’une étrangeté absolue. Elle prit leur commande, leur annonça qu’une autre serveuse leur apporterait tout cela dans moins de trois minutes, puis s’éloigna d’une démarche réglée comme le tic-tac d’un métronome.
Valentin pensa que, si elle avait possédé un cerveau intégré, il aurait pu — en d’autres circonstances, et s’il n’avait pas épousé les femmes les plus sexy du bord — être tenté par une expérience avec cette marionnette.
— Petit pervers ! télépathisa Morrigan.
— Certains clients du casino en raffolent, paraît-il.
— Tu confierais tes petites manies à un morceau de plastichair ?
— En réalité, intervint Carmen, il les confierait à l’IA du casino.


Chapitre 24 :
Le Destin d’Alaké.
La souffrance plaît aux Deux Lunes

La voix mentale du Consensus l’éveilla :
— Tu étais fille de Dana. Une substance étrangère, une métamorphe égarée en terre inconnue. Humaine, parfois, ou bien louve, corbelle ou serpente… Les légendes de l’Éire te disaient l’une des Trois Déesses de la Guerre et de la Mort…
— Une Aliène déifiée par des indigènes.
— Tu parcourais les plaines où pourrissait la chair de tes élus, ceux dont tu emportais les âmes dans les palais secrets du Sidh…
— Le Sidh ?
— Ton monde originel. L’autre nom de Dana.
— Que veux-tu, l’Ombre ?
— Que tu te rendes dans cette sylve où vivait la Serpente.
— Le jardin de Fên Ité ? Pour quelle raison ?
— Parce que je vais te révéler ta mission et te rendre ta mémoire.
— Enfin !!! Mais pourquoi irai-je en ce jardin ? insista-t-elle. Ne puis-je t’écouter ici ?
— Crois-moi, tu voudras vérifier le lien que je vais mettre en toi : il te permettra d’utiliser certaines de mes facultés — appelons-les des pouvoirs —, et tu voudras les tester en un lieu isolé.
— Okeh, l’Ombre !

Chapitre 31 :

Un verre d'eau sublimée
par un doigt de Pernod

Le passage, devant le Queen, s’arrondissait, formant une placette au centre de laquelle un îlot de tables et de chaises n’accueillait, en ce début de soirée, qu’une unique personne, une blonde sculpturale dont la tenue — un short et un débardeur kaki — mettait en valeur ses membres épais, musculeux, et ses tatouages.
Deux superbes métisses en résille intégrale et ceinturon agrémenté d’instruments de correction bavardaient à l’entrée de la petite place, fumant des cigarettes de koolah et se renvoyant du bout de leurs cuissardes un ballon à moitié dégonflé. Elles ricanèrent comme il passait et que, d’un soupirail, s’exhalait une plainte.
— Intéressé ? demanda l’une.








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